Les beagles du Hameau de Culem à travers la presse

1533979531

LA VOIX DU NORD 11 AOÛT 2018

Damien Hirardot, artisan du beagle

Depuis 2014, Damien Hirardot vit d’élever des beagles au cœur de deux hectares et demi de nature à Mentque-Nortbécourt. Cet ancien cadre commercial a changé de vie. Pour sa famille et ses chiens.

Petit, Damien Hirardot passait ses vacances à Culem. Je disais ça quand j’allais chez mes grands-parents. Pas je vais chez papi et mamie, je vais à Culem.  » Lorsqu’il est devenu éleveur, il a souhaité que ce soit l’affixe apposé au patronyme des chiens nés chez lui. Trop proche du nom d’un élevage hollandais, ses beagles ont pris le nom du Hameau de Culem. Ça lui va aussi.

« Une suite de petits hasards »

Il en a neuf. Prononce «  bigle  » parce que «  je ne suis pas anglophone  ». Leur consacre sa vie, par « une suite de petits hasards ». «  Quand on a racheté cette maison  », un îlot de verdure à Mentque-Nortbécourt qui appartenait à ses grands-parents, « j’ai passé mon permis de chasse. J’ai voulu un chien, ma femme ne voulait pas d’un animal qui vive dans un chenil. On a pris un beagle ». À la première expo à laquelle il participe, en 2009, son chien est sacré champion de France. Le reste suit.


«  Je suis devenu éleveur à cause de mes filles  », sourit Damien Hirardot. Cadre commercial, il a l’impression de ne les voir que dans la voiture pour les amener chez la nounou. En 2014, il est éleveur amateur depuis cinq ans. Il quitte son emploi pour être à la maison, à temps plein.

l’hiver il y en a toujours un ou deux qui dorment avec nous, en ce moment on évite, il fait trop chaud  ». Damien Hirardot travaille l’imprégnation, le lien du chien à l’homme, la sociabilisation. «  Ici, on élève des chiens bien dans leurs pattes. » Dehors, la dernière portée accourt dès qu’il l’appelle.

« On a tout gagné »

La première portée de sa première chienne a été une révélation. «  On a réitéré deux ans après, on a investi dans une autre femelle, gardé un chien. On avait mis le doigt dans l’engrenage.  » En 2009, les Hirardot achètent leur premier mâle. Flambeur des vents de la Malcourtie. Un beagle bicolore, magnifique. «  Avec lui on a tout gagné. » Les concours, c’est la «  cerise sur le gâteau  » pour Damien Hirardot, qui n’en fait pas une affaire. «  C’est important pour savoir si on réalise une bonne sélection, si on respecte les standards du beagle.  »

À Mentque-Nortbécourt, les chiens de Damien Hirardot sont la crème de la race. Après Flambeur, vient son fils, bicolore comme lui, Little Legend. Il est invaincu en concours cette année. En mars 2019, l’éleveur sera, pour la troisième fois depuis qu’il vit de sa passion, au Salon de l’agriculture, il s’est qualifié. «  C’est notre fierté, sourit Damien Hirardot. Un rêve de gosse.  »


« Je suis éleveur »

«  J’ai toujours aimé les bêtes  », confie Damien Hirardot. Il a été colombophile, a élevé des escargots quand il était petit, «  mon grand-père avait un petit élevage de moutons, je participais à la mise bas. Ça fait partie de moi, je suis éleveur  ». Une vingtaine de chiots naissent chaque année chez lui, les délais d’attente vont de six à huit mois. Il les vend tous. «  Le jour où je ne vends pas un chiot, j’arrête. On ne peut pas rester avec un animal invendu. » Quand des gens veulent un chien, Damien Hirardot travaille avec eux leur projet. Il est à leurs côtés encore après, quand ils sont rentrés chez eux, avec l’animal. Qui ne quitte pas le hameau de Culem avant deux mois et demi. «  On en profite plus, sourit-il. Et on est sûr qu’ils sont prêts à partir.  »


(article : La Voix Du Nord)

1520092899
1466676153
1428345341

Mentque-Nortbécourt : 
le Beagle élevé comme un roi

La Voix du Nord du  06/04/2015
Damien Hirardot en fournit la démonstration : le beagle est un compagnon docile et tendre. Depuis septembre 2014, une meute de ces chiens courants attend les visiteurs au hameau de Culem, à Mentque-Nortbécourt.

Damien, 40 ans, était agent de maîtrise et son épouse, Sylvie, cadre commerciale dans la grande distribution. Comment concilier activité professionnelle intense et vie de famille avec trois enfants ? Damien s’est, dit-il, sacrifié pour rester à la maison et y réaliser son rêve : démarrer un élevage de chiens.
Il achète la fermette de ses grands-parents, un domaine de 2,5 hectares de prés et de bois, conditions idéales pour le maintien en bonne condition du beagle. En 2007, il acquiert sa première chienne, Caly de Maxcecan, avec laquelle il décroche un titre de champion de France en 2009. L’aventure commence alors. C’est la première portée, les premiers clients, et, en 2013, Flambeur, un mâle bicolore, titré lui-aussi, vient animer la compagnie.
« Je suis seul face aux problèmes »En septembre 2014, Damien franchit le pas. Il adopte le statut de cotisant volontaire solidaire ou auto-entrepreneur auprès de la Mutuelle sociale agricole (MSA). Dès lors, la clientèle s’affirme et des chiots partent pour la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Alsace, l’Isère et, plus singulier, l’île de la Réunion. L’éleveur fait désormais autorité dans le domaine du beagle.
L’ordinaire des jours n’est cependant pas fait que du jappement affectueux des chiens. Il y a les tracasseries administratives, les normes et contrôles pointilleux. « Je suis seul face aux problèmes. Je ne bénéficie d’aucune assistance. Pour développer mon élevage, je n’ai que deux atouts : la qualité des soins et l’attention à l’équilibre biologique des chiennes (pas de forcing mais les deux années et demi d’attente entre deux portées). » Le second atout de l’éleveur, c’est la promotion des produits régionaux et la valorisation d’un territoire qu’il accomplit à l’occasion de ses contacts. Pour l’heure, Damien Hirardot prépare deux échéances capitales : le National d’élevage à Carhaix (Finistère), fin mai, et le championnat de France des chiens de race à Dijon, en juin.

1403116837

Flambeur, un beagle de Mentque-Nortbécourt, vice-champion de France des chiens de race

La Voix du Nord du 18/06/2014

Depuis 2 ans, Damien Hirardot élève des beagles au hameau de Culem, à Mentque-Nortbécourt. Flambeur, la star de son élevage, est vice-champion des chiens de race.C’est dans un corps de ferme typique avec en arrière-plan une prairie et un petit bois, situé au hameau de Culem, à Mentque-Nortbécourt, que Damien Hirardot élève ses chiens beagle depuis 2 ans. Une passion qui lui vient de son père, chasseur. « Quand j’étais gamin, j’allais à la chasse avec mon père et son beagle. Depuis, j’ai toujours eu un petit faible pour cette race et quand j’ai acheté ma première chienne, ma passion a pris le dessus pour en faire un élevage. »Aujourd’hui, Damien Hirardot possède une dizaine de beagles. Et dans cette meute, il y en a un qui est sorti du lot pour participer aux championnats de France des chiens de race, qui s’est déroulé le week-end dernier à Angers. Inscrit au Club français du beagle, Beagle harrier et harrier, et après avoir participé à l’exposition nationale d’élevage où il a remporté une troisième place avec la star du cheptel Flambeur, Damien Hirardot a voulu tenter l’aventure.« C’était juste pour voir, sans aucune prétention, juste avoir un avis sur la qualité de mes chiens car dans le Pas-de-Calais, il est difficile d’avoir un avis, il y a peu de connaisseurs et peu de chasseurs qui utilisent ces chiens courants. » Il rappelle que « dans la région, les chasseurs utilisent beaucoup le chien d’arrêt et très peu le chien courant, qui reste par instinct la spécialité du beagle, issu des terres anglo-saxonnes et utilisé pour les chasses à cour ».Devant un jury de spécialistes, Flambeur, 4 ans, a défilé, selon des critères bien précis sur cette race, la taille des oreilles, les proportions du corps, l’aspect général, sa tenue, sa prestance et bien d’autres. Après délibération, le jeune éleveur n’en revient pas, puisque le jury attribue à son chien le deuxième prix de ces championnats de France des chiens de races. Flambeur obtient également la Réserve certificat d’aptitude et de conformité au standard (RCACS), qui a une valeur nationale, et la RCAC International Book qui dépasse les frontières.« C’est une très bonne surprise pour moi, ce qui prouve que tout le travail effectué jusqu’à aujourd’hui porte ses fruits, et cela m’encourage à continuer dans cette voie, et ainsi assouvir ma passion tous les jours », confie avec un petit air discret mais fier, Damien Hirardot.

Créé par CtaComm